Mois : mai 2020

Le Déconfinement dans les réseaux commerciaux MAAF la CFDT très en colère !

PROJET DE DÉCONFINEMENT : deux poids deux mesures entre le groupe et la mise en Œuvre par la Direction des réseaux

Le 17 mars, le gouvernement a mis la France en confinement et le 11 mai le confinement a été levé afin que l’activité économique reprenne. 

Si on peut saluer la mise en sécurité de l’ensemble des collaborateurs du groupe lors du confinement, vos élus Cfdt ont été choqués de la précipitation dans laquelle la Direction des réseaux a déployé ce déconfinement : 

Annonce de reprise dès le 12 mai

Une pression exercée sur les réseaux pour revenir sur site

Des salariés contactés
avant la consultation de vos élus

Des informations contraires et anxiogènes…

Lors de la présentation du plan de sortie de confinement au CSEE du 12 mai, nous avons constaté un vrai fossé entre le discours COVEA et la mise en application dans les réseaux commerciaux MAAF 

L’absence de prise en compte par la Direction de nos inquiétudes et de nos remontées, l’absence de dialogue social, a forcé vos élus Cfdt a quitter la séance sans rendre d’avis !

LA DIRECTION A TOUT DE MÊME ACCEPTÉ DEUX DE NOS REVENDICATIONS

Si on peut regretter qu’il faille arriver à des extrêmes pour être entendu, nous nous félicitons que notre action ait eu des conséquences qui vous sont favorables ! La Direction est revenue sur 2 points essentiels pour nous : 

Port du masque obligatoire pour les clients se rendant en agence

Venue en agence uniquement
sur rendez-vous jusqu’au 2 juin

Bien que conscients de l’importance de la reprise de l’activité, votre sécurité reste notre priorité ! Nous serons donc très vigilants et exigeants sur la continuité de la mise en place du plan de sortie du confinement.

Des questions, des inquiétudes, des difficultés ?

MISE EN ŒUVRE DU PLAN DE DÉCONFINEMENT AU SEIN DES ENTITÉS DU CSEE LE MANS

LE TÉLÉTRAVAIL EST MAINTENU AU MOINS JUSQU’AU 2 JUIN

Après la présentation du projet en séance le 6 mai, les élus du CSEE Le Mans doivent formuler un avis sur les modalités d’exercice de l’activité à l’issue du confinement lié au Covid-19 ainsi que sur le contenu des notes de service relatives aux mesures en matière d’hygiène, de santé et de sécurité à respecter par les salariés sur le lieu de travail dans le cadre de cette épidémie.

Les mesures projetées ainsi que les ajouts aux règlements intérieurs des entités ont vocation à s’appliquer jusqu’au 2 juin et le cas échéant, être reconduits en l’absence d’évolutions notables après cette date.

En complément du projet présenté, le CSEE Le Mans a sollicité la saisine de la CSSCTE, ses travaux, bien que réalisés dans des délais contraints, ont permis de compléter la vision des élus CFDT.


DE L’IMPORTANCE DE L’IMPLICATION DES MANAGERS DANS CETTE SITUATION

Ces mesures sont identiques à toutes les entités du groupe et viennent en application et/ou en complément des mesures règlementaires qui s’imposent à tous.

La cordée managériale va jouer un rôle crucial et la délégation CFDT ne peut qu’appeler à la plus grande bienveillance et pédagogie quant à l’application de ces nouveaux dispositifs qui ne doivent pas être un prétexte à des dérives dans l’organisation du temps de travail, ou à la mise sous pression des managers de proximité et des salariés.


TÉLÉTRAVAIL MAINTENU AU MAXIMUM AU SEIN DES DIRECTIONS COVÉA PJ

Nous tenons à saluer les initiatives prises par Covéa Pj, poisson-pilote du Groupe dans de nombreux projets. L’entité fait preuve d’exemplarité dans le domaine sanitaire en poursuivant le télétravail jusqu’à début de septembre.


À MMA : TÉLÉTRAVAIL AU MOINS JUSQU’AU 2 JUIN POUR LA MAJORITÉ DES SALARIÉS

Pour la DG MMA, à l’instar de ce qui s’est passé pour tout le groupe, la période de pandémie s’est caractérisée par une importante baisse d’activité les 2 premières semaines et depuis peu, le retour de flux.

Dans l’immédiat et a minima, jusqu’au 2 juin, le maintien du télétravail est la règle de principe adoptée. En effet, la volonté affichée n’est pas de faire revenir l’intégralité des salariés sur le lieu de travail et quelles que soient les directions métiers, il est prôné un retour progressif.

Les retours sur site, ponctuels ou permanents, restent exceptionnels et contraints par l’impossibilité matérielle à télétravailler ; salariés en zone blanche, non équipés. En tout état de cause, ils se feront dans le respect des mesures sanitaires et de distanciation. Le projet présenté nécessite toutefois une clarification de la notion de volontariat pour les Directions Indemnisation et Entreprises.

En parallèle de ces mesures, la DG MMA instruit l’étude d’une dotation complémentaire en PC portable, en lien avec l’informatique, ce dont nous pouvons également nous réjouir car cela permettra de réduire encore plus le nombre de retours sur site.


UNE VIGILANCE PARTICULIÈRE POUR LES ITINÉRANTS

Bien que les élus CFDT entendent la nécessité de répondre présent à la reprise du business, le projet appelle notre vigilance particulière pour la population des commerciaux itinérants. En effet, la cartographie des départements à risques, l’indisponibilité des services de l’hôtellerie et restauration et la préconisation réglementaire limitant à 100 km les déplacements sont autant de raisons légitimes de limiter les déplacements de nos itinérants.


FIDÉLIA : UNE REPRISE D’ACTIVITÉ SUR SITE LIMITÉE À QUELQUES SALARIÉS

Pour Fidélia, l’augmentation de la capacité à télétravailler est remarquable. Une dotation supplémentaire de 600 mini PC a été obtenue. Les retours sur les sites de Nantes, Tours et Saint-Cloud dans la période de transition sont ponctuels pour la majorité des salariés (sauf ceux refusant le télétravail). Ils permettront le retrait au fil de l’eau du matériel dans des conditions sanitaires strictes.

Le retour sur site est imposé pour les 128 salariés dans l’incapacité de travailler à distance, en respectant les mesures sanitaires et de distanciation.


VEILLER AUX RISQUES PSYCHOSOCIAUX DANS UNE SITUATION DE TÉLÉTRAVAIL CONTRAINT COUPLÉ À LA GARDE IMPOSÉE DES ENFANTS SCOLARISÉS À MAISON

La prolongation du télétravail pour l’ensemble de ces Directions caractérise une gestion de sortie de crise pragmatique et soucieuse de la mise en place de mesures sanitaires visant à protéger les salariés. Néanmoins, il convient de rappeler que la productivité attendue en situation de télétravail contraint, aggravée notamment avec une reprise de l’école très aléatoire, est bien à distinguer de celle du volontaire.

Enfin, en prévoyant de saisir tous les 15 jours la CSSCTE, et de réunir les RP par skype et/ou vision, la Direction se veut rassurante sur un suivi au plus près de cette sortie de confinement progressive.

Compte tenu de ce qui précède, tant sur la partie sanitaire que sur les mesures de prolongation généralisée du télétravail, les élus CFDT au CSEE Le Mans rendent un avis favorable au projet de sortie de confinement.

SORTIE DU DÉCONFINEMENT À COVÉA AVIS DE LA CFDT SUR LES MESURES SANITAIRES ENVISAGÉES

UN BON PROJET DANS L’ENSEMBLE AVEC DES POINTS DE SURVEILLANCE

Pour la première fois de notre histoire, la société française et toutes ses composantes se sont retrouvées face à une situation aussi imprévue que dangereuse…

Imprévue parce que, il y a encore quelques semaines, personne n’aurait imaginé que la population française allait se retrouver confinée chez elle pendant 2 mois. La liberté de circulation a été remise en cause par un virus aussi contagieux que soudain ;

Dangereuse parce que, elle mettait à la fois en péril la santé physique des citoyens, mais aussi, la santé économique d’un pays tout entier.

Notre entreprise a su s’adapter et a très vite réagi en mettant la quasi-intégralité de ses salariés à l’abri, à la fois physiquement, mais aussi financièrement, en décidant de verser la participation et intéressement en temps et en heure (alors qu’il était possible de reporter jusqu’en décembre 2020), mais aussi en faisant le choix fort de ne pas recourir au chômage partiel.

Le travail de confinement et de sécurisation s’est déroulé rapidement, avec une protection des salariés primant sur les obligations économiques.

Mais tout cela est déjà loin… 60 jours se sont écoulés, le président a parlé, et le déconfinement va commencer. Le déconfinement va également commencer chez COVEA, dès le 11 Mai, dès que possible en réalité.


LA DIRECTION DOIT APPORTER LA PREUVE QUE TOUT EST MIS EN ŒUVRE POUR ASSURER LA SÉCURITÉ SANITAIRE DES SALARIÉS

Des mesures fortes ont été présentées, l’entreprise ayant une obligation de moyens « renforcée » selon les dires de la ministre du Travail, c’est-à-dire qu’elle doit prouver à qui de droit que tout a été mis en œuvre pour assurer la sécurité des salariés, tel que demandé également par le secrétaire général de la CFDT.

Ces mesures fortes, complètes, ont donc été présentées à l’ensemble des organisations syndicales, non sans avoir fuitées auprès des directions métiers auparavant.


Pour rappel : Le respect des instances et la primeur des informations aux représentants des salariés sont la base d’un dialogue social réussi.

Les mises à jour des RI et du DUER sont des éléments importants dans la construction de l’après COVID, et permettent de mesurer la prise de conscience de la direction et la volonté de protéger les salariés du groupe.


LE TÉLÉTRAVAIL RESTE LA RÈGLE POUR PLUS DE 13 000 COLLABORATEURS AU SEIN DE COVÉA

Les élus CFDT sont satisfaits de constater que les directions transverses telles que la DTSI, DGI et la DIARD restent à l’écrasante majorité en télétravail. C’est un très bon signal envoyé à nos collègues, en reconnaissant la qualité de leur travail fourni durant ces 2 mois malgré l’éloignement, et en continuant à les protéger au maximum.

Les salariés MMA, PJ et Fidélia, dans leur quasi-totalité, restent également à leur domicile.

Les directives gouvernementales sont bien suivies. Le télétravail restera donc la pierre angulaire de la sortie de confinement chez COVEA avec environ 13 000 salariés qui seront concernés. D’autres directions, DSP, DAV ont opté pour un retour plus progressif de leur effectif sur sites avec bienveillance.


CERTAINES DIRECTIONS ENVISAGENT DES RETOURS SUR SITE TROP RAPIDES

Mais pour le reste, il existe des décisions de directions métiers, voire des directions de marques qui nous interpellent.

Ces mesures de déconfinement, aussi fortes soient-elles donc, risquent de ne pas aussi protectrices pour tous les salariés.

Avant de revenir sur le lieu de travail, il faudra dissiper les peurs, sentir de la bienveillance, de l’accompagnement…  

La CFDT a toujours considéré que le dialogue était une réponse aux difficultés sociales d’une entreprise. Alors dialogue, écoute et empathie il doit y avoir. L’urgence économique est une chose, la sécurité et la sérénité des salariés en est une autre, et pourtant, ces éléments ne sont pas incompatibles.


UN PROJET DE DÉCONFINEMENT PLUTÔT BON AU GLOBAL, MAIS CHAQUE CSEE DOIT RESTER VIGILANT QU’AU DÉPLOIEMENT PAR MAISON

Des alertes très fortes ont d’ailleurs été émises par les élus CFDT dans les CSEE concernés. Les élus du CSEC sauront vous interpeler sur ces sujets si les situations anxiogènes n’évoluent pas.

Pourtant, la CFDT le répète, ce projet de sortie de confinement est un bon projet.

Il existe malgré tout de vraies problématiques dans les grandes agglomérations ainsi que la région parisienne. L’entreprise a déjà fait un premier pas vers les collaborateurs en prenant en charge certains coûts liés à l’usage de transports individuels, mais cela ne suffit pas. Certains devront encore utiliser les transports collectifs. Il faut encore renforcer les plans d’accompagnement et de protection pour que ces collaborateurs soient rassurés.

Également, il n’est pas prévu d’avoir obligatoirement une présence sur les sites de SST.

Ceci est une demande forte de la CFDT : la mise en sécurité de nos collègues passe également par le fait d’avoir des référents formés à la mission sur les grands sites.

DE L’IMPORTANCE D’ACCOMPAGNER LES PERSONNES VULNÉRABLES

De plus, la période de 2 mois de confinement a pu rendre certains salariés vulnérables, la direction a prévu de les accompagner au mieux, et n’oublions pas nos managers, maillons forts de l’entreprise qui auront besoin également d’un accompagnement important.

S’ASSURER DE L’APPLICATION DU DISPOSITIF PAR LES MANAGERS

Les niveaux intermédiaires de la cordée managériale doivent appliquer les mesures édictées par COVEA et ne pas mettre une pression excessive sur les managers de proximité. Personne ne doit rester sur le bord de la route.

Les réponses apportées dans les différentes instances centrales ont permis de nous rassurer quant aux ambitions de la direction COVEA et sur sa bienveillance.

Mais aucun blanc-seing ne peut être donné si les consignes ne sont pas les mêmes entre les directions métiers et les élus des CSEE CFDT sont très en alerte sur ces sujets.

Fort de tous ces éléments, prenant en compte le très bon travail préparatoire de la direction mais sans oublier les inquiétudes de certains collègues, et compte tenu du périmètre sur lequel le CSEC est consulté la CFDT donne un avis positif sur les mesures proposées.

Des avis différents ont été émis de la part des élus CFDT dans les CSEE car des problématiques fortes spécifiques aux établissements existent. Vous devez les écouter.

La CFDT sera particulièrement vigilante sur ces points, sur la déclinaison opérationnelle des mesures et souhaite que le suivi de ce déconfinement, qui sera réalisé au travers de la CSSCTC, également au travers des CSSCTE, permettra de corriger certains écarts de traitement, pour que la sortie de confinement se passe dans les meilleures conditions.

CSEE LEVALLOIS DU 12 MAI 2020 DÉCONFINEMENT : AVIS CONSULTATIF

PETITE RETROSPECTIVE DU DECONFINEMENT AU SEIN DE COVEA ET DE GMF EN PARTICULIER

Une remise en perspective est nécessaire :

Le 5 mai

nous nous sommes réunis lors de l’instance du Comité Social Économique Centrale pour une présentation des mesures transverses à notre groupe,

Le 6 mai

nous a été présenté au sein du CSE Établissement Levallois la déclinaison par maison pour chaque Direction

Le 7 mai

c’est le gouvernement qui informe de l’état d’avancée de la pandémie et des modalités de reprise pour les français avec une hypothétique sortie de confinement annoncée le 11 mai en fonction des situations.

Nous attendions tous avec impatience les mesures retenues par les Directions de Covéa, à défaut de les avoir discutées en amont avec les partenaires sociaux.

Certaines modalités avaient déjà été déclinées en avril par la ligne managériale (avant même l’intervention précédente du 1er ministre), sous forme de recensement ou de pistes de réflexions selon nos Directions, malheureusement trop souvent comprises comme des directives par les collaborateurs concernés…

Et encore une fois sans en faire état aux instances représentatives.


UN CONFINEMENT PLUTÔT RÉUSSI

Pour autant en toute objectivité durant cette période de mise en confinement, il faut reconnaître que le groupe a déployé tous les moyens à sa disposition pour nous préserver rapidement.


Mettre en place le télétravail pour 98% des 21000 salariés du Groupe. Notamment pour notre Direction Générale GMF ce qui relève de l’exploit puisqu’étant héritière de la dette technologique accumulée depuis des années…


La plupart des 2% restant étant des collègues de notre périmètre Levalloisien. Opter pour le « Télétravail générique » permettant à ses collaborateurs de concilier activité professionnelle et garde d’enfant sans les pénaliser en temps de travail était un réel avantage.


Il est aussi à souligner qu’aucun salarié n’est passé en chômage partiel et qu’importe la durée de travail effectuée, tout le monde a été pleinement payé et les primes ont bien été versées.


Les mesures barrières ont été respectées, des aménagements horaires ont été adaptés pour le personnel devant encore se rendre sur site et des primes de déplacements ainsi que pour le télétravail ont été octroyées.


L’activité commerciale qui est le cœur de bon nombre de métiers a été reléguée au second plan, ne pouvant malgré tout être complètement oubliée par certains.


UN PLAN DE REPRISE D’ACTIVITÉ AU NIVEAU DU GROUPE SALUÉ PAR LA MÉDECINE DU TRAVAIL

La présentation qui nous a été soumise en Centrale témoignait de toute la considération portée à l’égard des mesures sanitaires, à ses dotations, à l’adaptation en fonction des typologies des métiers, des personnes vulnérables, grâce au travail des cellules ainsi qu’aux Directions dédiées à cette réalisation et même la Médecine du Travail a salué ce plan de reprise.

Le télétravail est maintenu comme le préconisait le gouvernement et généralisé au plus grand nombre. A ce stade en toute objectivité les décisions du Groupe étaient à saluer.


TOUTEFOIS UNE MISE EN ŒUVRE DANS LES DIFFÉRENTES MAISONS PLUS DISPARATE ET INJUSTE SELON LES DIRECTIONS

Puis est venue la présentation déclinée par « Maison » et alors celle-ci a révélé des disparités, pire un manque de cohérence, de coordination et d’équité de traitement entre les Directions métiers :

Certaines proposant le TT généralisé

et d’autres un retour sur sites jusqu’à 40% des salariés avec des aménagements horaires pour les uns et une pleine reprise pour les autres.

De plus, suite aux annonces présentées en instance, nous avons appris que le télétravail générique ne serait plus d’actualité à la Direction Générale GMF.

La CFDT a acté son désaccord en instance dès qu’elle en a eu connaissance.


DE L’IMPORTANCE DE PRENDRE EN COMPTE LES SALARIÉS OBLIGÉS DE GARDER LEURS ENFANTS

Après 55 jours de confinement malgré les incertitudes et les disparités sur la réouverture des écoles, sur la réouverture de toutes les classes, sur le seuil du nombre d’enfants capable d’être accueillis ainsi que la fréquence des roulements lorsqu’ils existent, sur les gardes périscolaires, sur les transports afin d’acheminer les enfants comme les adultes… Dans ce contexte troublé par des circonstances aléatoires, il est pourtant nécessaire d’avoir des décisions claires et relayées comme tel à tous les niveaux.

Lors de nos échanges avec les Directeurs concernés sur le temps de travail effectué et payé respectivement, il nous apparaissait, face aux nombreuses contraintes qui façonnent cette reprise approximative, que l’argument de la Direction sur la différence de traitement entre les salariés physiquement présents et ceux télétravaillant était recevable mais non contentant.

Si nous pouvons comprendre que les salariés présents physiquement devront réaliser pleinement leurs heures, la Cfdt n’accepte pas que les salariés à l’horaire ne pouvant scolariser leurs enfants, devant faire classe à la maison, et qui ne pourront réaliser leurs horaires de travail habituels soient pénalisés.

Ils sont tributaires de la situation et le nombre d’heures non effectué impacteraquotidiennement leur compteur en débit jusqu’à la fin de la période. Et de quelle fin de période parle notre Direction ? Le 2 juin ? La pleine reprise scolaire ? La fin de l’année ? La baisse du taux de propagation du virus mais jusqu’à quel niveau ? L’allègement du taux de remplissage des Hôpitaux ? L’arrivée de traitements ou d’un vaccin ?

Nombreux sont les témoignages de solidarité qui ont émergés durant ce confinement, il serait pour nous injuste d’entériner cet élan avec des mesures préjudiciables pour ceux qui subissent une telle situation alors nous avons insisté pour que le télétravail générique perdure jusqu’aux prochaines annonces gouvernementales qui jalonneront l’étape suivante, celle du 2 juin.

Heureusement après avoir été relayés par nos interlocuteurs RH, nous avons été écoutés et surtout entendus par notre Direction, nous les en remercions. Cette prise de décision est profitable à tous les niveaux, bénéfique à l’ensemble des salariés mais aussi à notre Direction Générale GMF qui témoigne la confiance qu’elle adresse à ses collaborateurs qui, comme les remerciements exprimés dans le podcast de notre Directeur Général, sauront s’impliquer et contribuer à la parfaite réussite de cette reprise d’activité.

Encore une fois les principes et les modalités sont bien définis au travers des nombreux documents remis mais leur appropriation au regard des délais et des retours que nous en avons semblent plutôt s’apparenter à de la précipitation.

Pour la Cfdt il aurait été plus sage de faire de la semaine du 11 mai, une semaine de transition pour parfaire l’environnement de reprise et éviter les dérives d’interprétations des différentes strates, que nous pensons non intentionnelles mais bien maladroites, eu égard au volume d’informations, de préconisations et de moyens à absorber dans un laps de temps aussi réduit.

Par conséquent nous aurions souhaité donner le temps nécessaire à chacun, à son niveau, pour s’approprier la pleine connaissance de ces mesures et éviter la confusion dans cette période déjà troublée, la Cfdt prend donc acte du plan de reprise présenté en s’abstenant.